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Lecture

Rencontre avec Mundiya Kepanga

Par PRISCILLA DECELLE, publié le jeudi 15 octobre 2015 20:57 - Mis à jour le jeudi 15 octobre 2015 20:57

Un homme de l'autre bout du monde : Mundiya Kepanga

Jeudi 4 avril 2013, au Carré Plantagenêt, deux classes du collège ont pu échanger avec Mundiya Kepanga, le héros du film documentaire projeté en première partie : « Danse avec les Papous ».

Le film évoque l’incroyable histoire de trois danseuses du Lido, qui, invitées par Mundiya Kepanga, vont participer en Papouasie Nouvelle-Guinée au Hagen Show, festival annuel de danses tribales. Grâce à elles le village de Kobe Tumbiali, dont Mundiya est le chef, remporte le 1er prix du festival !

 

A la suite du film, un dialogue s’instaure entre Mundiya Kepanga et son jeune public. En voici les points forts :

« Dans leur vie, tout est vital, rien n’est superflu » fait remarquer Samuel. «Ils vivent traditionnellement, dans de petites cases de bois et de chaume, mangent des patates douces de leur culture. Ils élèvent des cochons et des poulets. Ils n’ont ni eau ni électricité ». Marine a compris aussi qu’« ils n’aiment pas gaspiller. Ils vivent durement mais sont heureux. »

« Mundiya ne sait ni lire ni écrire, ne connaît ni sa date de naissance, ni son âge. L’école est trop chère », ajoute Sarah.

Eloïse est admirative : « Pourtant, les Papous ont été très accueillants et complices avec les danseuses du Lido ». « Ils ont assuré la sécurité des trois jeunes filles et préparé une case à l’occidentale pour elles, avec toilettes, douche, savon », précise Mathieu. « Ils sont fascinés par les danseuses », conclut Eugénie.

Marine a été sensible à la place des femmes dans cette tribu : « Les hommes sont polygames, il leur faut l’autorisation de la première femme pour se marier avec les suivantes. Chaque femme a sa case. Pour dormir les hommes ont une case commune, interdite aux femmes, sauf pour les danseuses du Lido qui ont pu la visiter. »

Anthony, lui, insiste sur les plumes des costumes papous : « Elles tiennent une place importante, il y en a beaucoup de sortes, comme des plumes de cacatoès, ou d’oiseaux du paradis. Les oiseaux sont sacrés. La fourrure du chapeau vient du kangourou des arbres. Tous les costumes sont faits main ».

Lesley évoque le bâton qui transperce le nez des Papous : « C’est une coutume pour eux. Il a fait remarquer que chez nous certains se percent aussi les oreilles, la lèvre. C’est décoratif seulement »

Morane a retenu que « les Papous n’ont pas de montre. Mundiya Kepanga s’amuse de nous voir toujours regarder nos montres et avoir peur d’être en retard ».

« la mendicité chez nous est très étonnante pour lui » ajoute Lesley. Dans sa tribu, si quelqu’un est en difficulté, il est aidé par les autres, personne n’est laissé sans ressources.

A la fin de l’entretien, Mundiya Kepanga s’est cordialement mêlé aux jeunes pour une longue séance photos.A voir ci-contre.

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