En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies à des fins statistiques anonymes.
En savoir plus sur la gestion des cookies

Lecture

Tous les articles (5)
  • Prix des lecteurs : Sélection des 10 romans

    Par PRISCILLA DECELLE, publié le mercredi 10 janvier 2018 21:47 - Mis à jour le mercredi 10 janvier 2018 21:47
    10 romans variés : thriller, science-fiction, migrants, radicalisation, écologie, mort, maladie, humour, amitié, amour, ...
  • Rencontre avec Cathy Ytak

    3
    Par PRISCILLA DECELLE, publié le jeudi 15 octobre 2015 20:59 - Mis à jour le jeudi 15 octobre 2015 20:59

     

    Cathy Ytak : un écrivain qui aime la nature et la musique !
     
    Jeudi 28 mars, à la médiathèque sud, trois classes ont rencontré Cathy Ytak, auteur de « Le Retour de la demoiselle », roman sélectionné dans le cadre du Prix des lecteurs de la ville du Mans. Des élèves avaient accroché une libellule de leur confection sur leur pull, pour rappeler un des thèmes abordés par l’auteur.
     
    Cathy Ytak est militante dans plein de domaines, particulièrement dans le cadre de la protection de la nature. Elle vit à côté d’une réserve naturelle, dans un petit village de montagne, avec vue sur un lac et des combes. Mais un lotissement de 18 maisons s’est construit juste aux limites légales, lui cachant la vue. Ce vécu se retrouve dans son livre, un peu modifié puisqu’elle parle d’un complexe hôtelier qui se construit dans une combe et gâchant un paysage de pure nature. Elle aime aussi les tourbières, « endroits uniques, avec des plantes carnivores, endroits austères, silencieux, fantasmagoriques parfois ».
    Des signes d’espoir peuvent apparaître dans des lieux en train d’être détruits : ainsi elle parle de la « Déesse précieuse » au nom magique, qui est réapparue dans sa région. Elle a très vite trouvé le botaniste à l’origine de cette découverte, il lui en a parlé avec passion, et ce petit miracle se retrouve dans son histoire.
    Pour ramener l’harmonie, la musique est vitale, en particulier les notes de la harpe celtique dont Cathy Ytak joue. Elle aime les cordes et leurs vibrations, les sons de cet instrument sont très proches de ceux de la nature. Dans l’histoire de l’Irlande, la harpe a failli disparaître. On a refait des harpes à partir de gravures. Cette histoire fascinante est aussi un des thèmes de son roman.
     
    Cathy Ytak écrit par besoin de raconter, pour partager des expériences vécues qu’elle déguise mais toujours pour proposer des issues aux situations douloureuses ou de blocage, des portes qui s’ouvrent vers la paix et le bonheur. Le personnage de Lennia, dans le roman, en témoigne : la jeune fille traumatisée décide ensuite de grandir et de s’épanouir.
    La romancière de vit pas seulement de ses livres de fiction. Elle fait aussi de la traduction littéraire de livres catalans, écrit des livres de cuisine. Pour le prochain livre, elle tente l’aventure de l’écriture à deux écrivains. Et en 2014, paraîtra aussi « pas couché », récit écrit en 2 jours qui est   un monologue destiné à être lu à voix haute.
     
    Photos de la rencontre ci-contre.

     

  • Rencontre avec Mundiya Kepanga

    4   0
    Par PRISCILLA DECELLE, publié le jeudi 15 octobre 2015 20:57 - Mis à jour le jeudi 15 octobre 2015 20:57

    Un homme de l'autre bout du monde : Mundiya Kepanga

    Jeudi 4 avril 2013, au Carré Plantagenêt, deux classes du collège ont pu échanger avec Mundiya Kepanga, le héros du film documentaire projeté en première partie : « Danse avec les Papous ».

    Le film évoque l’incroyable histoire de trois danseuses du Lido, qui, invitées par Mundiya Kepanga, vont participer en Papouasie Nouvelle-Guinée au Hagen Show, festival annuel de danses tribales. Grâce à elles le village de Kobe Tumbiali, dont Mundiya est le chef, remporte le 1er prix du festival !

     

    A la suite du film, un dialogue s’instaure entre Mundiya Kepanga et son jeune public. En voici les points forts :

    « Dans leur vie, tout est vital, rien n’est superflu » fait remarquer Samuel. «Ils vivent traditionnellement, dans de petites cases de bois et de chaume, mangent des patates douces de leur culture. Ils élèvent des cochons et des poulets. Ils n’ont ni eau ni électricité ». Marine a compris aussi qu’« ils n’aiment pas gaspiller. Ils vivent durement mais sont heureux. »

    « Mundiya ne sait ni lire ni écrire, ne connaît ni sa date de naissance, ni son âge. L’école est trop chère », ajoute Sarah.

    Eloïse est admirative : « Pourtant, les Papous ont été très accueillants et complices avec les danseuses du Lido ». « Ils ont assuré la sécurité des trois jeunes filles et préparé une case à l’occidentale pour elles, avec toilettes, douche, savon », précise Mathieu. « Ils sont fascinés par les danseuses », conclut Eugénie.

    Marine a été sensible à la place des femmes dans cette tribu : « Les hommes sont polygames, il leur faut l’autorisation de la première femme pour se marier avec les suivantes. Chaque femme a sa case. Pour dormir les hommes ont une case commune, interdite aux femmes, sauf pour les danseuses du Lido qui ont pu la visiter. »

    Anthony, lui, insiste sur les plumes des costumes papous : « Elles tiennent une place importante, il y en a beaucoup de sortes, comme des plumes de cacatoès, ou d’oiseaux du paradis. Les oiseaux sont sacrés. La fourrure du chapeau vient du kangourou des arbres. Tous les costumes sont faits main ».

    Lesley évoque le bâton qui transperce le nez des Papous : « C’est une coutume pour eux. Il a fait remarquer que chez nous certains se percent aussi les oreilles, la lèvre. C’est décoratif seulement »

    Morane a retenu que « les Papous n’ont pas de montre. Mundiya Kepanga s’amuse de nous voir toujours regarder nos montres et avoir peur d’être en retard ».

    « la mendicité chez nous est très étonnante pour lui » ajoute Lesley. Dans sa tribu, si quelqu’un est en difficulté, il est aidé par les autres, personne n’est laissé sans ressources.

    A la fin de l’entretien, Mundiya Kepanga s’est cordialement mêlé aux jeunes pour une longue séance photos.A voir ci-contre.

  • Rencontre avec Mickaël Ollivier

    3   0
    Par PRISCILLA DECELLE, publié le jeudi 15 octobre 2015 20:34 - Mis à jour le jeudi 15 octobre 2015 20:34

     

    Deux rencontres appréciées de l'auteur Mickaël Ollivier

     

    Mardi 19 mars, à la Médiathèque Sud, une soixantaine d’élèves de 4ème et 3ème du collège ont rencontré l’auteur du roman  Le Monde dans la main , sélectionné dans le cadre du Prix des lecteurs de la ville du Mans, et écrit par Mickaël Ollivier.
     
               Les élèves avaient posé à côté de l’auteur des boîtes remplies d’objets symbolisant des questions. L’auteur était invité à choisir un de ces objets (ex : une partition, de petites haltères, un doudou, etc …). A chaque choix, quelques secondes de mystère avant qu’un élève ne pose la question en rapport avec l’objet. Une manière efficace et originale d’amener l’auteur à parler de son métier et de son roman. Petit résumé …
     
    Mickaël Ollivier écrit par passion et a fait de l’écriture son métier. Il est l’auteur de romans pour les jeunes comme pour les adultes ainsi que de scénarios de films. Il se décrit comme très observateur, « comme un radar, un buvard », précise-t-il. Et ses livres traduisent la vie, le monde, les rapports humains. « Plus un livre est fidèle à la vie, vrai, sincère, plus c’est réussi », estime-t-il.
     Le Monde dans la main donne bien cette impression de vérité. Le roman a pour cadre Versailles. L’auteur, qui y a vécu, décrit l’ambiance bourgeoise très particulière de cette ville, seul endroit où on peut s’appeler par exemple Marie des Neiges ou Bertille. Le héros Pierre joue des heures au piano, n’aime que la musique classique, à l’image de l’auteur à son âge. Pas très populaire donc le héros, mais Mickaël Ollivier tenait à parler pour la première fois dans un livre de cette différence par rapport aux autres jeunes qui ont des modes de vie conformes aux stéréotypes actuels.
    Par ailleurs les événements du roman sont comme une succession de hasards de la vie : disparition brutale de la mère qui oblige à faire des choix différents de ceux qui étaient tout tracés, amours secrets qui se révèlent, rencontres improbables qui aboutissent à des mariages, sœur tout à la fois présente et absente …
    Cette véritable tranche de vie a déjà intéressé un réalisateur, nous a révélé Mickaël Ollivier. Nous attendons tous le film avec impatience.
     
    Trois photos jointes témoignent de ces rencontres fructueuses entre élèves et auteur.

     

     

  • Fanny Chiarello : "Ne vous laissez pas enfermer dans des cases !"

    Publié le mercredi 14 octobre 2015 21:05 - Mis à jour le mercredi 14 octobre 2015 21:09

    Mercredi 26 février 2014, à la Médiathèque sud, les élèves des trois classes de 3ème ont rencontré Fanny Chiarello, auteur de « Holden mon frère », dans le cadre du Prix des lecteurs de la ville du Mans, auquel ces classes participent.

    En écrivant ce roman, « Holden mon frère », Fanny Chiarello a eu comme but principal de « montrer que la lecture permet de sortir de sa condition ». En effet Kévin, le héros, habite en banlieue dans un milieu défavorisé. Elève médiocre dans une classe difficile, troisième enfant d’une famille instable, il a peur des autres et ne se voit guère d’avenir. Ce jeune garçon de 14 ans découvre en lisant « L’Attrape-cœur » (roman de l’écrivain américain Salinger) que l’adolescent Holden lui ressemble, ose briser le déterminisme social et être lui-même. Dans le milieu de Kévin, « les livres ont beaucoup de mal à rentrer, c’est pourtant là où ils peuvent faire le plus de bien » insiste l’auteur.

    Si Kévin est amené à lire le roman de Salinger, c’est grâce à Irène, ancienne bibliothécaire, mamie dynamique et haute en couleur. Avec ce personnage, Fanny Chiarello réagit contre un autre déterminisme, celui de l’âge. Cette vieille dame atypique et attachante ne se laisse pas enfermer dans les stéréotypes d’une vie de personne âgée. Fanny Chiarello voulait au départ insister sur cet aspect de son récit en lui donnant le titre « Les mamies ne portent pas de pantalon », titre qui n’a finalement pas été retenu.

    Mais l’auteur insiste : « C’est difficile, mais pas impossible, de refuser de se laisser enfermer dans des cases, de refuser de croire ce qu’on vous dit. » Et la littérature a le pouvoir de proposer de tels parcours.

    A propos du ton souvent humoristique qu’elle a adopté tout au long de son récit, Fanny Chiarello explique que « faire sourire est une politesse, une distanciation », face aux conditions de vie précaires de Kévin. Ce n’est pas un discours politique, mais être romancière permet de protester contre les réalités sociales et d’amener le lecteur à se poser des questions, tout en le faisant sourire.

    Le prochain roman de Fanny Chiarello aura pour thème : la différence. Un thème actuel, traité aussi avec humour, nous promet-elle. Un nouveau plaisir de lire à goûter au moment venu.

Trier par
Catégories
Aucune catégorie définie
Auteurs